jeudi 6 novembre 2014

Changement de cap

Le blog des éditions Æncrages est en suspension, momentanée peut-être, effective en tout les cas. En effet, l'intérêt d'un blog est de proposer un contenu presque journalistique, du moins différent du contenu présent sur d'autres réseaux. C'est pourquoi nous avons créé un Tumblr qui permet de mettre en avant l'image, la vidéo, et que nous favorisons Facebook pour tout ce qui est actualité et interaction avec vous, lecteurs. N'hésitez donc pas à nous suivre sur l'un et l'autre !

mardi 2 septembre 2014

Affiche ton caractère !

On travaille sur une nouvelle édition de notre best-seller côté affiches, "La Guerre des Gros Mots". Bientôt disponible (10€).

N'hésitez pas à vous rendre sur notre site pour surveiller son arrivée ! Les commandes se font par mail auprès de notre équipe.




Un petit bonus...




mardi 26 août 2014

La rentrée des éditions !


La lettre d'information de la rentrée des éditions Æncrages & Co est en ligne.
Nous vous annonçons un programme chargé et une présence sur tous les fronts - oui, oui, nous sommes comme ça ! Nos livres, nos auteurs vagabondent entre Nancy et Besançon ; nos portes s'ouvrent à Baume-les-Dames ; notre presse va ronronner pendant trois mois pour vous offrir de nouvelles publications pleine de promesses ! Ouvrez la lettre !

Si vous souhaitez vous abonner à cette lettre d'information, cliquez sur le lien à droite.



mercredi 20 août 2014

Livre d'artiste


Vous pouvez dès à présent retrouver dans notre collection "Livres d'artistes" le petit dernier, réalisé cet été : Les Oies du Frère Philippe, par Pascal Bourquin et avec Colette Deblé. Il en a été réalisé 20 exemplaires signés et numérotés par l'auteur et l'artiste. Intervention originale de Colette Deblé. 250 euros. 

Cet ouvrage est inspiré par le célèbre tableau de Boucher qui se trouve au Musée de Besançon. Disponible sur le site et à commander auprès de nous. 








En cadeau pour vous, lecteurs du blog, la fable de La Fontaine qui a elle-même inspiré le tableau :


Je dois trop au beau sexe; il me fait trop d'honneur
De lire ces récits, si tant est qu'il les lise.
Pourquoi non? c'est assez qu'il condamne en son cœur
Celles qui font quelque sottise.
Ne peut-il pas, sans qu'il le dise,
Rire sous cape de ces tours,
Quelque aventure qu'il y trouve?
S'ils sont faux, ce sont vains discours;
S'ils sont vrais, il les désapprouve.
Irait-il après tout s'alarmer sans raison
Pour un peu de plaisanterie?
Je craindrais bien plutôt que la cajolerie
Ne mît le feu dans la maison.
Chassez les soupirants, belles, souffrez mon livre:
Je réponds de vous corps pour corps.
Mais pourquoi les chasser? Ne saurait-on bien vivre
Qu'on ne s'enferme avec les morts?
Le monde ne vous connaît guères,
S'il croit que les faveurs sont chez vous familières:
Non pas que les heureux amants
Soient ni phénix ni corbeaux blancs;
Aussi ne sont-ce fourmilières.
Ce que mon livre en dit, doit passer pour chansons.
J'ai servi des beautés de toutes les façons:
Qu'ai-je gagné? Très peu de chose;
Rien. Je m'aviserais sur le tard d'être cause
Que la moindre de vous commît le moindre mal!
Contons; mais contons bien; c'est le point principal;
C'est tout: à cela près, censeurs, je vous conseille
De dormir, comme moi, sur l'une et l'autre oreille.
Censurez tant qu'il vous plaira
Méchants vers, et phrases méchantes;
Mais pour bons tours, laissez-les là;
Ce sont choses indifférentes;
Je n'y vois rien de périlleux.
Les mères, les maris, me prendront aux cheveux
Pour dix ou douze contes bleus!
Voyez un peu la belle affaire!
Ce que je n'ai pas fait, mon livre irait le faire?
Beau sexe, vous pouvez le lire en sûreté.
Mais je voudrais m'être acquitté
De cette grâce par avance.
Que puis-je faire en récompense?
Un conte où l'on va voir vos appas triompher:
Nulle précaution ne les peut étouffer.
Vous auriez surpassé le printemps et l'aurore
Dans l'esprit d'un garçon, si dès ses jeunes ans,
Outre l'éclat des cieux, et les beautés des champs,
Il eût vu les vôtres encore.
Aussi, dès qu'il les vit, il en sentit les coups;
Vous surpassâtes tout; il n'eut d'yeux que pour vous;
Il laissa les palais: enfin votre personne
Lui parut avoir plus d'attraits
Que n'en auraient, à beaucoup près,
Tous les joyaux de la Couronne.
On l'avait dès l'enfance élevé dans un bois.
Là son unique compagnie
Consistait aux oiseaux; leur aimable harmonie
Le désennuyait quelquefois.
Tout son plaisir était cet innocent ramage;
Encor ne pouvait-il entendre leur langage.
En une école si sauvage
Son père l'amena dès ses plus tendres ans.
Il venait de perdre sa mère;
Et le pauvre garçon ne connut la lumière
Qu'afin qu'il ignorât les gens:
Il ne s'en figura, pendant un fort long temps,
Point d'autres que les habitants
De cette forêt; c'est-à-dire
Que des loups, des oiseaux, enfin ce qui respire
Pour respirer sans plus, et ne songer à rien.
Ce qui porta son père à fuir tout entretien,
Ce furent deux raisons ou mauvaises ou bonnes:
L'une, la haine des personnes;
L'autre, la crainte; et depuis qu'à ses yeux
Sa femme disparut s'envolant dans les cieux,
Le monde lui fut odieux:
Las d'y gémir et de s'y plaindre,
Et partout des plaintes ouïr,
Sa moitié le lui fit par son trépas haïr,
Et le reste des femmes craindre.
Il voulut être ermite; et destina son fils
A ce même genre de vie.
Ses biens aux pauvres départis,
Il s'en va seul, sans compagnie
Que celle de ce fils, qu'il portait dans ses bras:
Au fond d'une forêt il arrête ses pas.
(Cet homme s'appelait Philippe, dit l'histoire.)
Là, par un saint motif, et non par humeur noire,
Notre ermite nouveau cache avec très grand soin
Cent choses à l'enfant; ne lui dit, près ni loin,
Qu'il fût au monde aucune femme,
Aucuns désirs, aucun amour;
Au progrès de ses ans réglant en ce séjour
La nourriture de son âme.
A cinq, il lui nomma des fleurs, des animaux,
L'entretint de petits oiseaux;
Et, parmi ce discours aux enfants agréable,
Mêla des menaces du diable;
Lui dit qu'il était fait d'une étrange façon:
La crainte est aux enfants la première leçon.
Les dix ans expirés, matière plus profonde
Se mit sur le tapis: un peu de l'autre monde
Au jeune enfant fut révélé;
Et de la femme point parlé.
Vers quinze ans, lui fut enseigné,
Tout autant que l'on put, l'auteur de la nature;
Et rien touchant la créature.
Ce propos n'est alors déjà plus de saison
Pour ceux qu'au monde on veut soustraire;
Telle idée en ce cas est fort peu nécessaire.
Quand ce fils eut vingt ans, son père trouva bon
De le mener à la ville prochaine.
Le vieillard tout cassé ne pouvait plus qu'à peine
Aller quérir son vivre: et lui mort après tout
Que ferait ce cher fils? comment venir à bout
De subsister sans connaître personne?
Les loups n'étaient pas gens qui donnassent l'aumône.
Il savait bien que le garçon
N'aurait de lui pour héritage,
Qu'une besace et qu'un bâton:
C'était un étrange partage.
Le père à tout cela songeait sur ses vieux ans.
Au reste, il était peu de gens
Qui ne lui donnassent la miche.
Frère Philippe eût été riche
S'il eût voulu. Tous les petits enfants
Le connaissaient, et, du haut de leur tête,
Ils criaient: Apprêtez la quête!
Voilà frère Philippe! Enfin dans la cité
Frère Philippe souhaité
Avait force dévots; de dévotes pas une;
Car il n'en voulait point avoir.
Sitôt qu'il crut son fils ferme dans son devoir,
Le pauvre homme le mène voir
Les gens de bien, et tente la fortune.
Ce ne fut qu'en pleurant qu'il exposa ce fils.
Voilà nos ermites partis.
Ils vont à la cité, superbe, bien bâtie,
Et de tous objets assortie:
Le prince y faisait son séjour.
Le jeune homme, tombé des nues,
Demandait: Qu'est-ce là? - Ce sont des gens de cour.
- Et là? - Ce sont palais. - Ici? - Ce sont statues.
Il considérait tout, quand de jeunes beautés
Aux yeux vifs, aux traits enchantés,
Passèrent devant lui; dès lors nulle autre chose
Ne put ses regards attirer.
Adieu palais; adieu ce qu'il vient d'admirer:
Voici bien pis, et bien une autre cause
D'étonnement.
Ravi comme en extase à cet objet charmant,
Qu'est-ce là, dit-il à son père,
Qui porte un si gentil habit?
Comment l'appelle-t-on? Ce discours ne plut guère
Au bon vieillard, qui répondit:
C'est un oiseau qui s'appelle oie.
- O l'agréable oiseau! dit le fils plein de joie.
Oie, hélas, chante un peu, que j'entende ta voix.
Peut-on point un peu te connaître?
Mon père, je vous prie et mille et mille fois,
Menons-en une en notre bois;
J'aurai soin de la faire paître.
Jean de la Fontaine

mardi 1 juillet 2014

L'été des éditions Æncrages & Co


Retrouvez notre nouvelle lettre d'information.
On y apprend notamment que c'est à Lodève qu'il faut être et que la poésie sort des Placards, à nouveau !
Cliquez ici pour la visualiser.
Vous pouvez aussi vous inscrire à cette lettre en suivant le lien à droite de la page.

mercredi 18 juin 2014

Marché de la Poésie - Paris - juin 2014

Et voilà nos quelques images du Marché de la Poésie. Et c'est sans parler de toutes ces belles rencontres qui n'y figurent pas, des projets à naître et naissant et tout ce qui se dit derrière un regard...




















vendredi 6 juin 2014

Rencontre/lecture avec Fabrice Caravaca

Une très belle soirée hier en présence de l'auteur/éditeur Fabrice Caravaca à la Librairie Sandales D'empédocle à Besançon. Il nous a présenté son dernier livre, paru chez Æncrages & Co, La falaise. Quand le Je tend vers l'Autre, un chemin poétique qui se veut chemin à travers le corps, de l'autre, de la terre, pour appréhender ce que l'on est soi-même. Pas de politique, juste une très forte volonté d'un "être ensemble". Une longue marche le long de la falaise, en marge du temps, cet espace qui est à la fois vertige du vide et pont vers celui qui nous fait signe. Fabrice Caravaca, que ce soit à travers ses écrits poétiques ou son travail d'éditeur et de "passeur" de mots, nous a fait éprouver un réel élan d'ouverture et de générosité. Comment, toujours, aller vers l'Autre et continuer de faire passer quelque chose.

jeudi 5 juin 2014


La lettre d'information de juin des éditions Æncrages & Co est disponible en suivant ce lien.

Vous pourrez tout savoir sur nos nouveautés et sur les animations de ce mois d'été, un mois riche et où nous serons au plus près de notre public.

Vous pouvez vous abonner à notre newsletter en cliquant sur le lien à droite.

mercredi 4 juin 2014

Anne Slacik commente ses peintures

On parle des images muettes sur Remue.net


Pour retrouver l'article complet rédigé par Jacques Josse, cliquez ici.

lundi 2 juin 2014

Prix du poème en prose Louis Guillaume pour "Lignées", de Françoise Ascal

Nous sommes très fiers d'annoncer que ce soir, Françoise Ascal recevra le "Prix du Poème en Prose Louis Guillaume", à 18h45, à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris (4e), pour son magnifique poème Lignées, illustré par Gérard Titus-Carmel, et dont voici un petit extrait - choix amplement guidé par une émotion profondément personnelle :

"La nuit en plein jour tu connais. Pas besoin de fermer les yeux ou les volets. Suffit de te rendre à l'intérieur de ton crâne.
Nuit de naissance, pourrait-on dire. Signe distinctif comme grain de beauté sous un sein. Nuit venue de ton plasma, lovée dans ton cordon ombilical, jamais expulsée. Ta mère a dû manquer l'instant de la délivrance.
Tu lances des signaux en direction du soleil, clignes des yeux, simules l'éblouissement.
Une vie entière à poursuivre la lumière, est-ce bien raisonnable ?"

 
Plus d'informations sur le livre ici.

Bibliothèque Historique de la ville de Paris
24 Rue Pavée, 75004 Paris
01 44 59 29 40 


jeudi 22 mai 2014

OUT OF PLACARDS !

Pour tous ceux qui n'auraient pas pu se rendre le 9 mai à la Maison de la Poésie de Paris pour la performance "OUT OF PLACARDS" de Jacques Rebotier et Edward Perraud autour du livre 22, Placards !, tout n'est pas perdu. 
Vous pouvez la (re)découvrir ci-dessous.


lundi 19 mai 2014

Journée du Livre - Orchamps-Vennes

Æncrages & Co était présent samedi dernier à l'occasion de la Journée du Livre d'Orchamps-Vennes.
Nous avions un grand stand afin de présenter nos ouvrages mais également, et surtout, faire des démonstrations typographiques. Une belle journée où soleil et public étaient présents. Malheureusement, si nous avons eu beaucoup de succès pour l'impression de cartes postales et de marque-page, nous en avons eu beaucoup moins pour nos ouvrages de poésie. Ne remettons pas en cause l'organisation de cette journée ; c'était un public plutôt tendu vers les secteurs jeunesse et science-fiction. Ce fut tout de même l'occasion pour Julie et Claire, arrivées toutes deux il y a seulement quelques mois, de se confronter au public, de le rencontrer et de partager avec eux le savoir-faire de la maison.









mardi 13 mai 2014

Chronique sur "La falaise", Fabrice Caravaca



Retrouvez l'article ici.

lundi 12 mai 2014

Des nouvelles des nouv-Elles !



Des nouvelles des nouvelles... C'était dans l'Est Républicain vendredi dernier. Une aventure qui se poursuit donc, toujours guidée par l'amour des mots, de la poésie, de l'art, du savoir-faire, une aventure tournée vers vous.
On ajoutera un petit erratum : Jacques Rebotier, et non Robotier... Une machine de scène certes, mais bien vivante !

mardi 6 mai 2014

Joli mois de Mai...

Découvrez ce qu'Æncrages & Co vous réserve en ce mois de mai : des livres, des performances, des salons... Cliquez ici pour en savoir plus.
Pour vous inscrire à notre lettre d'information, cliquez sur le lien à droite.

mercredi 30 avril 2014



Tout est dit : c'est bientôt et cela promet d'être, comme toujours, un sacré bon moment ! Jacques Rebotier vous dirait : "N'y allez pas !" mais nous, on vous conseille vivement de passer par la Maison de la Poésie de Paris le vendredi 9 mai prochain.

Pour en savoir plus sur le livre, cliquez ici. Vous trouverez également des vidéos en ligne et le plaisir de feuilleter cet objet-livre unique !


Maison de la Poésie Paris
157 Rue Saint-Martin, 75003 Paris
01 44 54 53 00



mardi 29 avril 2014

Projet Culture/Justice avec le CRL. Vendredi dernier, l'équipe d'Æncrages & Co est venue rencontrer quelques jeunes de la Maison d'arrêt. Un moment de partage et d'émotion à travers les mots... et que l'on vous partage en images. 
Le concept ? Imprimer en typographie sur carte postale. Comment faire passer son émotion, son ressenti en seulement quelques mots ?