mardi 14 mai 2019

Nouvelle parution : Signer les souvenirs de Laura Tirandaz



Signer les souvenirs


par Laura Tirandaz
gravures de Anne Slacik
Prix de la Découverte poétique Simone de Carfort de la Fondation de France
Émaillé de volcans, de fleuves et de roses, Signer les souvenirs est une mosaïque d'impressions et de scènes au fil d'un voyage en Équateur. Au gré des rues de Quito, la capitale, ou de rencontres dans la forêt amazonienne, des noms et des prénoms reviennent, ainsi que des couleurs, comme ce bleu profond des toiles du peintre équatorien Oswaldo Guayasamín.

Cette traversée des jours et des distances, empreinte d'enfance et d'éclats, s'inquiète de voir sa vie s'éloigner autant que ses souvenirs.
Comment intégrer l'expérience vécue dans une existence en dedans de soi ? Qu'est-ce que cela dit de nous ? A quoi appartient-on finalement : à nos souvenirs ou à notre présent ? A nos morts ou à cette existence qui continue "quand même" ?





« Attendant le bus
Avec la docilité du chiot tiré par l'enfant qui avance
Avec la stratégie de l'insecte qui sacrifie une patte pour se sauver
je suis les jours qui passent
L'attente de quelque chose de plus grand
A la mesure de l'écho que renvoie la forêt au moteur de pirogue
 »



Format 17 x 23 cm, 54 pages

Prix de vente : 21 €
ISBN : 978-2-35439-096-9

jeudi 7 mars 2019

Jusqu'au silence - Nicholas-Don Giancarli

Jusqu'au silence
Texte de Nicholas-Don Giancarli


Jusqu'au silence est l'histoire d'une naissance au monde, d'une forme qui émane d'un monde en décomposition, qui avance, qui se construit au contact des sens, du corps et de l'Autre.
C'est l'histoire d'une conscience pleine peau, qui rencontre le monde sans filtre, un monde tissé à la fois par la violence et la pourriture, mais aussi par des couleurs et des sons, des gestes et des regards en recherche de quelque chose qui transcende et transforme.

On suit cet "enfant noir" dans sa recherche d'individualité, dans ce voyage initiatique dans le bruit et la fureur de l'existence pour enfin trouver, dans le silence, une nouvelle forme de soi, présente et affirmée au monde.

Nous sommes dans ce poème constamment dans le mouvement, dans la danse, et les mots sont une matière toujours réinventée.
La poésie de Don est une poésie-image, puissance d’évocation d’un Réel unique et sensible.


Extrait
Le bleu sous le calque peau bleue
c’est celui des coups reçus
c’est la fumée des villes
leurs cheminées qui rassemblent en elles-mêmes
en regardant à travers la fenêtre
le monde se détruire


en tailleur de soi.

Braises
Sac plastique
Nœud - en papillons
Larves
Partout
Dedans
Jardin tombeau
Sa marche commence
Sur ses pattes en bois
Jusqu'à la disparition de toute lueur
 
 

Nicholas-Don Giancarli est tatoueur (Maison Métamose) et poète. Il se définit comme un « conteur d’histoires sur peau ». Ses poèmes s’emparent des bras, des épaules, des dos et des jambes de ses clients pour dessiner les contours d’un univers singulier et captivant. Chaque pièce est unique et n’est tatouée qu’une seule et unique fois.
Jusqu’au silence est son premier livre.




Format 12 x 20 cm
Prix de vente : 18 €
ISBN : 978-2-35439-097-6
Le livre est disponible en librairie ou sur commande directement auprès de nous.

lundi 18 février 2019

Jeux de Dames - Michel Butor

Jeux de Dames
Textes de Michel Butor
Lavis de Colette Deblé

Travail en dialogue avec la peinture, les peintures, de Colette Deblé. À chaque poème son illustration. Colette Deblé entreprend, depuis 1990, un travail sur la femme et sa représentation. On trouve présentes les figures de déesses, les épouses, les jeunes filles, les femmes puissantes. Colette Deblé n’en oublie aucune et montre ainsi que la femme est un personnage complexe qui a beaucoup inspiré la peinture, mais aussi la littérature. Elle n’en garde qu’une silhouette, une aura, et Michel Butor semble suivre ses pas à elle par ces vers en esquisse, comme une volonté de ne pas figer ces figures dans un moule mais d’en saisir quelque chose en particulier, quelque chose qui la définirait mais ne l’enfermerait pas. Et tout cela dans une grande luminosité et une certaine douceur mêlée à la sensualité de la figure même de la femme..


Extrait
Devant le piège du miroir des clins d’yeux à n’en plus finir
mais c’est une autre que je vois
ma mère ou ma fille je suis
un chaînon dans une famille
et je cherche dans les recoins
où ont bien pu passer les hommes
dont j’entends la rumination


Michel Butor était poète, romancier, enseignant, essayiste, critique d’art et traducteur français né à Mons-en-Barœul le 14 septembre 1926 et mort le 24 août 2016 à Contamine-sur-Arve. Il fut célèbre pour son roman La Modification (1957), ouvrage majeur du Nouveau ro- man, pour la part de son œuvre consacrée aux livres d’art, et pour ses travaux universitaires sur la littérature française.

Colette Deblé interroge les représentations des femmes dans l’histoire de l’art, elle a déjà collaboré à de nombreux projets aux éditions Æncrages & Co.


Format 17 x 23 cm
Prix de vente : 21 €
ISBN : 978-2-35439-098-3

Exemplaires de tête



Cet ouvrage a fait l'objet d'un tirage de tête à 21 exemplaires signés et numérotés par l'illustrateur et augmentés d'une peinture originale.
Prix de vente : 200 € (frais de port offerts).
Chaque exemplaire de tête est unique.
 


 

Possibles - Pierre Bergounioux



Possibles
Texte de Pierre Bergounioux
Dessins de Jean-Michel Marchetti


Au travers de courtes proses, Pierre Bergounioux, par le prisme des peintures de J.-M. Marchetti, nous plonge entre histoire des sociétés et histoire du sensible.
La peinture comme une manière de voir plus loin, comme une multitude de possibles.
La peinture comme matière vivante attachée à l'épaisseur du monde.
La peinture comme miroir de la nature, de sa force, de ses déluges et de sa beauté.
La peinture, enfin, comme mémoire, combat et quête de sens.



       
"A quoi tient l'impérieux attrait des plis, des surfaces froissées qui s'entrebâillent sur une profondeur pressentie ou insoupçonnée ? Sans doute aux racines de l'expérience, à la dissonance depuis toujours et partout éprouvée. La vie, la pensée gravitent autour d'une opposition foncière, fondatrice, entre l'essence et l'apparence, le visible et le caché, l'ici-bas et l'au-delà, l'évident et le secret... Les peintres ne s'embarrassent pas de raisonnements. A l'aide de deux couleurs, ils font des plis qui nous plaisent, forcément, et tout est bien ainsi."


Pierre Bergounioux né le 25 mai 1949 à Brive-la-Gaillarde, est écrivain français, sculpteur et professeur de lettres.

Jean-Michel Marchetti est un peintre et photographe français né en 1952. Il réalise de nombreux livres avec des poètes de renom. Il a collaboré à de multiples projets aux éditions Æncrages & Co.





Format 12 x 20 cm, 44 pages avec 4 dessins originaux, reproduits en clichés typographiques, de Jean-Michel Marchetti.
Prix de vente : 18 €
ISBN : 978-2-35-439-095-2

21 exemplaires de tête ont été tirés. Signés par l'auteur et le plasticien et numérotés, ces ouvrages contiennent une peinture originale de Jean-Michel Marchetti.
Prix de vente : 100 €.
Chaque exemplaire est unique / n'hésitez pas à nous consulter pour plus d'images.

jeudi 12 juillet 2018

Les parutions du premier semestre 2018

Tous les livres que vous pouvez trouver en librairie, parus depuis janvier !



 

Je voulais vous dire

texte d'Armand Gatti
dessins d'Emmanuelle Amann



Armand Gatti mêle de façon subtile et adroite la petite et la grande histoire, l'amour et la guerre, le chant d'espoir et l'horreur. Paysages de maquis, évocations des "frères" de combat, des espoirs et de la misère des temps de guerre.
Véritable lettre de mémoire et d'amour pour tous ceux que la "sirène" a pris dans ses filets...


 




Extrait
Un amour si fragile, si menacé fut-il
pouvait-il s'éteindre
ne portait-il pas en lui
ce pourquoi, ils étaient partis
dans le plein éclat de leur jeunesse
pour mieux rester sur place
dans chaque instant
et pour le pire

 


 

Juste un arbre Juste

texte de Cédric Le Penven
dessins de Jean-Gilles Badaire

Ce poème part d’un dessin d’arbre nu et de la simple contemplation de cette peinture. Prétexte alors à soulever de nombreux questionnements : le temps, la conscience de soi, et sans doute la conscience de soi par l’autre, par ce qui cŕée un lien entre soi et le monde, entre soi et la mémoire. Finalement, il va établir un lien entre le regard et le faire, la nature comme une force de vie incroyable, comme un modèle d’être-au-monde presque parfait.
Importante recherche de ce qui est immuable, de ce qui fabrique le quotidien dans sa quête de sens, animé aussi par un combat contre le besoin de posséder matériellement le monde, ce que cela apporte de superficialité et de dépossession de soi finalement. C’est une recherche du beau dans ce qu’il a de simple et évident, le beau dans le dénuement total.

La poésie de Cédric Le Penven fait partie de ce que l’on appelle une poésie du quotidien, en ce qu’elle va chercher à l’intérieur de soi des liens plus profonds et plus larges avec le rapport au temps et à sa cicatrisation, le rapport au monde et à ses lignes de fuite.

Extrait
Un arbre nu, en hiver
Je voudrais aller ainsi dans le monde, visage offert aux autres, bras le long du corps
L’arbre a renoncé à entendre les paroles fielleuses qui contaminent les jours. Il les accueille comme les bourrasques d’une nuit de janvier. Il accuse, ploie, le temps de l’épreuve
Vivre a ceci de rassurant que rien ne dure, même le pire




Et parier que dedans se donne aussi la beauté


texte de James Sacré
dessins de Guy Calamusa



Où il est question du corps, de l’écriture et de ce qu’il en est de la déchirure, ce qui lie le premier avec le second. Il est question de la façon dont on se place dans le monde, ce qui nous transporte, ce que voient nos yeux et ce qu’expriment notre bouche, nos mains. D’où part-on pour dire ce rapport aux choses ? Qu’est-ce qui est vrai, qu’est- ce qui ne perd pas sa substance ? Où est la force ?


« le plus beau poème n’est jamais
Que le reste de quelque chose. »

Quelle différence y a-t-il entre le chemin parcouru et l’objet abouti ? Il y a quelque chose de l’unification, d’une volonté d’absolu et d’honnêteté. On voudrait que le poème, la peinture disent tout : le balbutiement, l’avancée dans le noir, la recherche de beauté, et déjà ce miroir d’une vérité, du vivant, qui est partout.

James Sacré tord le langage dans une volonté de montrer la recherche d’une esthétique poétique dépouillée, proche du « gribouillage », proche de ce brouillon où l’on rature, où l’on cherche ensuite à ne garder que l’essentiel. Ces choses qu’on a tendance à ne pas voir et où pourtant « se donne aussi la beauté ».


 

 D'écrire, un peu

Antoine Emaz 

Ensemble de proses où l’auteur tente de « dire écrire ». Il nous emmène alors sur les chemins de la sensibilité, de l’élan de vivre, de l’étonnement quotidien, de l’attente nécessaire.

« On n’écrit pas pour faire beau,
on écrit pour respirer mieux. »
Ce que l’on retient de ce beau texte, c’est la manière dont Antoine Emaz lie la vie, l’émotion à l’écriture, au travail du poète : « force-forme »,
« vie-langue », « vivre-écrire ». Comme une bulle nécessaire, vitale à l’homme-observateur qui saisit le monde et tente de le transcrire au plus vrai, au plus proche de son intensité.

 Extrait
Écrire «le ciel est bleu» n’est possible qu'à force d’avoir vu le ciel bleu sans l'écrire. Ou bien on a essayé, raté. Et puis un matin, les mots cherchent le ciel, alors qu’il n’a rien de plus bleu que les autres. Le présent est épais, et s’il ne l’est pas assez pour libérer un poème, il vaut mieux le laisser passer, jusqu’à ce qu’il épaississe encore. Attendre : aucun poème n’est nécessaire, sauf celui qui s’écrit de lui-même, dans l’élan d’un moment, maintenant, souvent préparé par une longue patience. En cela, un poète travaille sans cesse, même quand il semble ne rien faire sinon vivre, regarder, sentir. Mais ça, c’est un peu compliqué à expliquer aux autres, que l’on travaille en ne faisant rien



mercredi 11 juillet 2018

Les Placards d'Elisabeth Bard

Suite au vernissage, on peut admirer ci-dessous les "compositions" (ou placards) qu’Élisabeth Bard a réalisées.
L'artiste a travaillé à partir de Corps du délit où se cache le temps, texte de Luis Mizon paru en collection Voix-de-Chants en 2014. Le musicien Jérôme Lefebvre l'a accompagnée en musique et en improvisation.
Pour les commander, merci de nous envoyer un mail.

Format 40x50 cm
encres sur papier BFK de Rives - pur chiffon
Prix : 150  euros